Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, a pointé du doigt dimanche 12 mai l’imprudence des ex-otages français au Bénin. Or, la zone où les deux touristes se trouvaient a été classée rouge seulement le lendemain de leur libération. Elle était en zone orange le 1er mai au moment de leur enlèvement. Alors, ont-ils réellement commis une faute en allant dans le nord-est au Bénin dans le parc de la Pendjari ? Leur voiture a été retrouvée à deux kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso, pays qui se trouve en zone rouge. Pour les experts, cette zone est complexe. “Si vous avez une ligne rouge qui définit un espace, vous n’avez pas intérêt à vous en approcher parce qu’une ligne est simplement une ligne sur un document. Ça n’est pas une frontière. Il suffit d’avoir un groupe de touristes, ils la franchissent et vous prennent en otage”, explique André Bourgeot, directeur de recherche au CNRS.Appel à la responsabilitéPour le patron du centre de crise du Quai d’Orsay, qui a coordonné le retour des otages, il s’agit de trouver un juste équilibre. “C’est toujours très compliqué de définir la position exacte, sinon on interdit tout et on met l’ensemble de l’Afrique en rouge. Ça n’a pas beaucoup de sens, car il faut être écouté, les gens voudront quand même voyager”, précise Éric Chevalier. Le ministère des Affaires étrangères appelle les Français à la responsabilité.Le JT
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Grand Soir 3 du lundi 13 mai 2019 L’intégrale
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