Alors que la campagne de vaccination est dans les starting-blocks, de nombreuses personnes allergiques à l’oeuf se questionnent vis-à-vis du vaccin contre la grippe A. La Société française d’allergologie estime “qu’en principe, le vaccin ne représente pas un danger“, néanmoins elle recommande certaines précautions.Parmi les vaccins contre la grippe H1N1, on peut différencier deux méthodes de fabrication. Une première, la plus répandue, consiste à multiplier le virus dans des oeufs de poules fécondés. Une fois recueilli, le blanc d’oeuf contient des millions de virus vaccinaux. On sépare alors les virus du blanc d’oeuf, afin de le tuer partiellement et d’en récupérer des fragments pour l’élaboration du vaccin. La seconde technique se caractérise par le remplacement des oeufs par des cellules animales. A ce jour, la très grande majorité des vaccins commandés par la France sont ceux qui sont produits à partir d’oeuf.Les allergiques à l’oeuf ont-ils donc raison de s’inquiéter ? “Non“, répond la Société française d’allergologie (SFA). En effet, selon la législation, la quantité d’ovalbumine (blanc d’oeuf) est limitée à 1 microgramme par vaccin. Une dose qui, selon la SFA, “ne présente pas de danger en principe“. Interrogé par Doctissimo, le président de la SFA, le professeur De Blay, pneumologue et allergologue au CHU de Strasbourg, indique “que l’on recommande aux personnes allergiques à l’oeuf de demander conseil à leur médecin généraliste ou leur allergologue avant de se faire vacciner“. En effet, surtout dans les cas d’allergies sévères, il est conseillé de se faire vacciner dans des structures spécialisées et sécurisées. “Après avoir effectué un test cutané avec le vaccin, le médecin peut envisager une injection progressive en 3 ou 4 fois, du vaccin préalablement fragmenté“, précise le Pr De Blay. Après surveillance, le patient peut retourner à son domicile.Ces recommandations concernent surtout les enfants, puisque “chez 90 % d’entre eux, l’allergie à l’oeuf disparaît vers l’âge de 14 ans“, selon le Pr De Blay. Ce type d’allergie à l’oeuf est tout de même répandu puisqu’il concerne un tiers des allergies alimentaires chez les enfants de moins de 7 ans. Enfin, précisons que les conseils de la SFA vont dans le même sens que ceux du Haut conseil de la santé publique. Ce dernier a émis aujourd’hui de nouvelles recommandations et indique “qu’il est préférable de réserver des doses du vaccin produit sur cellule pour les personnes ayant des antécédents de réactions anaphylactiques aux traces de résidus présents dans les vaccins produits sur oeufs“.Sarah LaînéSource :Communiqué de presse de la Société française d’allergologie et propos recueillis au près du Pr De Blay – 8 octobre 2009PHOTO : XING GUANGLI/CHINE NOUVELLE/SIPAClick Here: cheap Cowboys jersey