L’Etat est condamné à verser plus de 190000 euros à une secrétaire médicale ayant développé une maladie neurologique qu’elle attribue à sa vaccination contre l’hépatite B. Cette décision de justice établit un lien de causalité entre le vaccin et les troubles neurologiques de la plaignante, alors qu’aucune étude n’a jusqu’alors réussi à prouver un tel lien.
Sommaire
- Les premiers symptômes trois mois après la vaccination
- Vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaques
- Des décisions de justice qui s’opposent à l’avis des scientifiques
La cour administrative d’appel de Nantes vient de condamner l’Oniam (Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales) à verser plus de 190 000 euros à une secrétaire médicale âgée de 64 ans. La plaignante se bat depuis plusieurs années pour faire reconnaître le lien de causalité entre la
vaccination contre l’hépatite B, obligatoire selon le code de la santé publique, en mai 1964 et l’apparition d’une maladie neurologique douloureuse quelques mois plus tard.Les premiers symptômes trois mois après la vaccination En juillet 1964, soit trois mois après avoir reçu le vaccin, Mme L. a commencé à souffrir de douleurs musculaires et de fatigue généralisée. ces troubles peuvent s’apparenter à une myofascite à macrophages, une maladie neurologique qui attaque les tissus musculaires qui pourrait être favorisée par l’aluminium contenu dans certains vaccins. Utilisé comme adjuvant, il permet d’améliorer leur efficacité mais pourrait comporter des risques chez des personnes génétiquement prédisposées,
rapporte le chercheur Romain Gherardi, chef de service à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil). Notons cependant que ce lien n’a pas été confirmé par d’autres études indépendantes sur le sujet et que cette maladie n’a pratiquement pas été observée en dehors de la France alors que les vaccins contenant de l’aluminium sont utilisés partout dans le monde.Vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaquesMme L. n’est pas la première à être indemnisée. Le 21 juin 2017, la Cour de justice de l’Union européenne a reconnu coupable le laboratoire Sanofi-Pasteur de la sclérose en plaques contractée par M. W. deux mois après avoir reçu le vaccin contre l’hépatite B (entre 1998 et le milieu de l’année 1999). En l’absence de lien de causalité prouvé scientifiquement, la Cour de justice de l’UE avait justifié sa décision par “un faisceau d’indice graves, précis et concordants”. Les symptômes graves qui se sont manifestés chez le jeune homme peu de temps après l’administration du vaccin ont suffi à faire condamner le laboratoire, même en l’absence de preuves scientifiques.Des décisions de justice qui s’opposent à l’avis des scientifiquesA quelques jours de la mise en application des
11 vaccins obligatoires (dont celui de l’hépatite B) en France, cette condamnation risque de nourrir la défiance des Français envers les vaccins. Récemment, l’Inserm a publié une
mise au point sur les connaissances liées aux vaccins. Concernant les sels d’aluminium, leur avis est clair : “Au vu des données disponibles à ce jour à l’échelle internationale, avec un recul d’utilisation de 90 ans et des centaines de millions de doses injectées, l’innocuité des sels d’aluminium contenus dans les vaccins ne peut être remise en cause. Une équipe de chercheurs français a suggéré un lien entre la lésion au site d’injection dénommée myofasciite à macrophages, qui contient des traces d’aluminium comme un tatouage contient de l’encre, et l’existence de symptômes chroniques tels que fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, ou troubles cognitifs. L’analyse indépendante de leurs résultats n’a pas permis à ce jour de démontrer l’existence de ce lien. Par ailleurs, cette maladie n’a pratiquement pas été observée hors de France alors que les vaccins contenant de l’aluminium sont utilisés partout dans le monde“.Click Here: Fjallraven Kanken Art Spring Landscape Backpacks